26 juin 2009
VENEZIA et MURANO
Un WE en amoureux.
Nous avons choisi d’aller par le train de Modène qui avec un changement à Bologne nous fait arriver en gare de Santa Lucia di Venezia à 10h03. Le train entre Mestre et Venise traverse l’eau de façon assez surréaliste pour nous jeter aux pieds du canal. Le vaporetto était là, sous un soleil éclatant, mais nous avons choisi d’attaquer franchement en traversant la ville à pieds pour rejoindre notre hôtel situé dans une ruelle proche de la place San Marco. Après bien des ponts et ruelles, nous trouvons notre calle (ruelle étroite comme un ruisseau!) perpendiculaire à la place. Nous y déposons notre bagage pour partir arpenter plus légers.
La première impression, surtout avec le soleil de ce WE, était assez éblouissante. Mon mari qui n’était jamais venu s’est trouvé sous le charme de la ville de suite. Il faut s’habituer à la foule d’entrée, sinon on ne peut survivre tellement on est nombreux et variés. Les ruelles enchevêtrées sont bondées, chargées de boutiques aux vitrines colorées, on marche puis soudain un embouteillage se crée suite à un attroupement devant une vitrine plus belle que les autres contenant une oeuvre imposante en verre représentant un clown géant ou autre merveille masquée. Entre le Rialto et la place SM, une boutique de masques suit une boutique de perles suivant elle même une boutique de costumes, puis encore des bijoux et encore des masques, puis des trattorie (restau) des gelaterie (glaces) et un Mac Do, des restaurants et des Hôtels. Certaines ruelles sont réservées aux marques présentes dans tous les centre villes, on peut donc aussi arrivé à poil se chausser et s’habiller sur place avec les mêmes fringues qu’au centre commercial, sans oublier les images mythiques de l’Italie comme celle de la F1. Insolite, une tête de Don camillo (alias Fernandel) présentait des lunettes dans une boutique de fringues. D’autres ruelles, dans un autre quartier (de l’autre côté de la place en allant vers l’Academia) sont plus dédiées aux marques de luxe, et sont entourées d’antiquaires et galeries d’Art, un Picasso dans une vitrine et un ensemble Gucci dans celle d’en face. On tourne pour voir si par là c’est mieux mais à cinquante mètres il n’y a plus rien, “nessuno” et pas un magasin. Venise est ainsi faite, des parcours commerciaux et des traverses désertes, des petits ponts et des culs de sacs. Des gondoliers un peu partout disent “gondola-gondola” quand des gens passent. Ne pas hésiter à négocier la balade en gondole car ils demandent actuellement 100E pour un tour d’une demie heure à 40 minutes et on peut obtenir moins si on se présente à un moment creux. Les restaurateurs postent des attrapeurs devant les panneaux de menus et vous invitent à venir manger chez eux, attention ne vous laissez pas embarquer par courtoisie, allez voir si le menu vous plait au moins! Je vais me taire un peu pour vous montrer des photos de ce qu’on peut voir dans ces ruelles. A tout à l’heure.
Les monuments sont un peu partout, et on va de l’un à l’autre en marchant des heures, car si on suit le plan on se perd, et si on suit les indications sur les murs, on perd le plan ;-) génial ! Le côté sympa quand on se perd, c’est quand on tombe justement sur une place ou un monument nous stupéfait, on se demande lequel c’est et ensuite seulement on va lire ce qui s’y rapporte dans le guide, c’est une autre façon de faire, et en fin de journée il suffit de vérifier sur le plan et dans le guide si on a bien vu tout ce qu’il y avait à voir dans ce quartier avant d’aller se perdre dans un autre. On a du marcher 15 kilomètres je crois bien entre 10h03 '(arrivée de train) et 23h ! Le premier jour dans l’après midi, j’ai supplié pour avoir une paire de tongs et laisser sécher mes ampoules car j’avais des sandales neuves, mais le lendemain j’ai mis mes bonnes tennis de toile ultra plates et moelleuses et dimanche fut sans souffrance! Les ponts sur le canal sont rares, trois seulement, mais on peut passer en utilisant le “traghetto” (entre guets), ce sont des gondoles à des endroits stratégiques qui font le passeur une fois charge pleine et vous évitent donc de refaire un grand détour pour accéder au pont suivant. Il y a aussi des taxis en bateaux à moteurs mais je n’ai pas trouvé ça particulièrement touristique. En revanche, j'ai bien aimé le vaporetto tous tassés dedans comme dans le métro avec le type qui rouspète “lasciate passare, perfavore, lasciare il passagio, veloce veloce, ma devo fare un disegno oggi!” J’imagine des pousseurs du métro qui crieraient ( laisser passer! entrez! au fond! allez sortez vite! vite! z’êtes bouchés ou quoi?”
On ne dirait pas comme ça sur la carte, mais Venise, c’est grand! Surtout si on revient régulièrement au Rialto parce que finalement c’est dans ce coin qu’on a repéré un bijou ou un restau ou un marchand de chiffons, mais le plus grandiose reste la place San Marco. Nous avons eu la chance de la voir pendant la messe, on nous laisse entrer dans la basilique sans faire de bruit et comme ça on voit les merveilleuses mosaïques dans un bruit de chants de messe. le soleil du matin entrait et faisait briller les mosaïques de pâte de verre dorées, comme si c’était de l’or pur qui tapissait les voûtes de la basilique. les motifs sont finement dessinés et la qualité de la couleur est extraordinaire. Même dehors sous les différents porches de l’entrée les décors sont somptueux, les marbres sont différents et la façade toute entière est tellement travaillée que ça parait incroyable. Nous en sommes sortis accompagnés des cloches de fin de messe sous un soleil radieux, que du bonheur! Il est X heures 20 sous le lion et les aiguilles de l’horloge bleue marquent la même heure (Ph87). Juste derrière le palais des Doges il y a le pont des soupirs mais il était en travaux (en partie financés par de la pub), ce qui a donné cette photo insolite comme si une page de publicité s’était sauvée d’une revue de mode pour se glisser dans le réel.



Samedi, nous sommes allés sur l’île de Murano, dans l’espoir de trouver à acheter un stock de perles chez les grossistes et fabricants locaux. Là, gosse déception, seules les boutiques de bijoux étaient ouvertes. Une marchande me dit que les “FORNACE” qui sont les lieux de fabrication ferment les WE et nous indique ou se trouve le plus grand de l’île. Nous y allons et trouvons porte close, cependant on peut apercevoir que l’usinage se fait en grand. Quelques boutiques nous ont éblouis, particulièrement celles consacrées spécifiquement aux lustres, car je n’en avais jamais vu de si gigantesques, de si farfelus, beau aussi mais pas tous ;-) et surtout une telle quantité tous accrochés un peu tassés au dessus de nos têtes! La statue ornementale en forme de virus de verre bleu est … que dire, faites vous votre opinion, mais en tous les cas elle en impose en ce qui concerne le thème artisanal de l’île. j’ai eu le béguin pour des vide-poches et complètement craqué pour le millefiori qui a fait la réputation de cette île.
Nous repartons de Murano, bredouilles de stock (pour une perleuse c’est un comble!) mais avec quelques présents bien jolis. Dans le quartiers des boutiques de San Marco, je demande à une commerçante ou sont donc passés les artisans qui travaillaient à la flamme dans les boutiques, ceux que j’avais vus il y a vingt ans, et que je ne trouve plus, qui fabriquaient des petits animaux avec les tubes colorés. Toutes les miniatures que j’avais rapportées je les avais vues faire exprès pour moi. Il me semblait bien que c’était dans ce quartier là. Elle me répond bien triste que les jeunes ne veulent plus apprendre le métier, que c’est dur et qu’il fait chaud de travailler à la flamme et que ça ne nourrit pas assez. Qu’elle même a travaillé pendant des années dans une grande fabrique et qu’elle connait des maîtres qui sont allés enseigner l’art vénitien dans d’autres pays. Un autre commerçant, lui, dispose d’un petit atelier dans un coin de sa boutique. Il explique que son bonbon à 4E est en concurrence avec des bonbons à 50 Centimes faits en Chine. Que ses personnages en verre si typiques de l’art vénitien sont copiés à la chaîne et revendus dans des boutiques de la ville comme du Murano. Il explique qu’il devient difficile de faire la différence car ce sont des maîtres vénitiens qui leur ont enseigné. Ensuite dans une autre boutique, j’entends un vendeur énervé se plaindre qu’un client lui dit qu’il est trop cher et auquel il a répondu qu’il n’avait pas de "chinoiseries” lui! Je dois avouer après cet épisode à la recherche de l’artisan d’art, que je suis repartie un peu déçue, les idées chargées du pessimisme des vénitiens quand à l’avenir de leur spécialité. J’aurais aimé que rien ne changeât jamais de ce que j’avais vu et qui m’avait émerveillé encore plus que les monuments, j’aurais aimé que mon mari aussi voie ce qui avait contribué à l’époque à développer chez moi cette admiration du travail bien fait et beau.
Pour faire transition entre ce propos triste et la suite de la balade, je vais m’amuser à crever les préjugés : Je précise que Venise n’est pas sale si les cochons qui la visitent ne balancent pas leurs bouteilles et papiers dans le canal. J’assure que ça ne sent pas mauvais si on se lave les dessous de bras et si on évite les périodes les plus chaudes. On y mange très bien si on mange italien et si on oublie son chauvinisme ambulant.
Trop épuisés pour marcher, nous avons fait le trajet de retour à la gare en vaporetto dont voici les images prises du pont.
Le reste dans le train pour Modène a peu d’intérêt, mon mari a dormi comme il a pu et j’ai lu, entre des américains qui se bidonnaient sur je ne sais quoi, et une polonaise qui se faisait draguer sévère par un italien (de Padoue sur la ligne entre Venise et Bologne), la fin de leur histoire je ne la connais pas car nous les avons quittés à Bologne mais ils sont allés bavarder dans un autre compartiment dès que des places plus proches se sont libérées!
15 juin 2009
Città di Perugia e di Assisi
En visite chez mon amie MJ (voir les bonbonnières) ou j’étais hébergée dans la vieille ville de Pérouse, je prends plaisir à faire aussi une promenade photographique.
PERUGIA Pérouse, est une ville d'Ombrie, avec un coeur très ancien aux origines Etrusques. Ce “centro storico” est entouré de remparts et l’intérieur est un enchevêtrement de maisons typiques de briques, d’escaliers innombrables, et de petits palais splendides et d’arcades multiples. Au cours de la promenade, on rencontre aussi bien des griffons en bronze et en pierre que des boutiques branchées et des chocolats “Baci Perugina”. C’est une ville agréable à vivre et l’ambiance y est accueillante. J’ai bien aimé les boutiques aussi, il faut dire que c’est toujours plus sympa de se balader si les boutiques sont belles aux grandes vitrines dans des demeures splendides!
Clin d’oeil : Une drôle de tête sur un gros mot. Le comptoir de l’imprimeur qui, à l’attention de sa clientèle a affiché un accueil très personnalisé, je vous ai épargné les photos obscènes du mur d’entrée. A prendre avec humour et surtout ne pas taper la sonnette …
BISOUX = BACI
Les bonnes glaces au gout “bacio” !
ASSISI Assise : A quelques kilomètres de Perugia se trouve la ville d’Assise ou repose St François sous la Basilique ,ornée des fresques de Giotto. Dans les boutiques locales on peut acheter les mêmes chaussures à lanières que porte le Saint sur les fresques et fort heureusement d’autres modèles plus modernes de tongs à paillettes, il y a aussi des boutiques à touristes avec un peu de tout ( made in loin!) et du local en céramique peinte aux motifs anciens revisités, plein de jolies choses pour la maison et des bijoux bien sur représentant la croix typique (voir photo).
02 mars 2009
Città di Roma
Il était une fois, une gorgone en voyage. Voici quelques photos de ces deux jours que nous avons passés en famille à Rome. J’ai demandé à mes enfants ce qu’ils avaient aimé le plus et, à l’unanimité, le Colisée est la star officielle de cette visite. Rome est très étendue et les sites intéressants sont parfois assez distants, pour bien profiter il faut s'armer de bonnes chaussures en plus de la carte et du guide touristique. Bien que notre hôtesse nous ait recommandé de faire attention à nos poches, je me suis sentie tranquille et en sécurité dans cette ville ou pourtant la police a une présence assez discrète. Aux bus, nous avons préféré une bonne marche pour nous imprégner de l’ambiance de la ville, et utilisé le métro seulement en fin de parcours. Seulement, deux jours ne sont pas suffisants pour tout voir, et nous reviendrons avec plaisir. Certaines zones des sites sont clôturées, et on voit moins de choses qu’il y a vingt ans, je suppose pour épargner les ruines et les préserver. Je déconseille les sandwichs des camions, qui ont un goût de papier et m’ont fait penser à du '”tricatel”, et je recommande les Pizze au feu de bois et les pâtes aux différentes sauces toutes aussi délicieuses. Les glaces à l’italienne valent leur réputation, les différents parfums vont du classique au plus original, on peut choisir différents parfums sur le même cornet présenté en forme de rose, en déguster une est très réconfortant après la marche qu’impose le rythme des visites. Etre hébergé chez l’habitant si vous en avez la possibilité est appréciable car l’hospitalité romaine est excellente. Vous aimerez aussi la gentillesse de ces gens qui, fiers de leur patrimoine, savent rester modestes et vous accueillir comme on aimerait l’être partout. 


Cette cours des statues est actuellement fermée aux visiteurs et ces deux photos datent de 1989, pensez bien qu’il n’est plus possible de grimper sur les socles comme l’ont fait ces deux méduses!

Le métro est assez surprenant pour une parisienne, suffisamment coloré pour une artiste, et surtout indispensable pour nous ramener à l’auberge épuisés de tant de marche. Une boutique de un peu tout a attiré mon regard pour l’image d’ambiance qu’elle évoque, j’ai aimé les converses qui pendent et les veux scooters en déco. J’ai acheté ces perles dans cette boutique, www.perladoriente.com , trouvée par le plus grand des hasards en essayant de rejoindre la Piazza Navona depuis le Panthéon. Nous avons échangé nos cartes et je regrette de ne pas avoir une telle boutique tout près de chez moi, c’est une caverne de perles comme une grotte de pirate ou je ne sais à quel autre endroit imaginaire cela pourrait ressembler.
Deux jours ne sont pas suffisants pour tout voir, nous reviendrons avec plaisir continuer la visite.
Pour finir, voici un clin d'oeil de la part des méduses:
18 mai 2008
Florence Firenze
Fort heureusement pour moi, tout ceci n'est que de l'art !
Voici une promenade dans la ville:

Le ponte vecchio est le petit pont à arcades recouvert de maisons qui passe l'Arno. L'architecture est particulière et les places de ventes sont exclusivement consacrées aux bijoux. Un pont d'or et d'argent! Dessus à droite, une compil de ce qui m 'a attiré l'oeil parmis les bijoux en perles de Venise, les fameuses "Murano" et les perles faites avec les "murrine" qui ressemblent tant à nos cannes "millefiori".

Ici,une compil des céramiques vues en boutiques, j'ai aimé les motifs pleins de fantaisie particulièrement le dragon. Il y avait aussi des ringardises avec les reproductions des portraits de la gallerie des offices dans des assiettes, un peu comme les Cendriers Napoléon ou asittes Joséphine que j'ai chez Mamie. Le kitch ne tue pas et revient même en force avec le traditionel par esprit de contradiction face à la standardisation de la déco. Et si le meilleur en déco était de ne suivre aucune mode et de savoir marier tout le beau qui soit ... à méditer !

Les files d'attente pour acceder aux sites sont longues et nombreuses. Pour une seule journée, nous avons décidé de ne faire que l'Academia et la chapelle Medicis, de façon à centraliser la journée sur Michelangelo. Voici une photo prise pendant la file d'attente contre le mur de l'Academia.
Les musées sont équipés de détecteurs de tout comme les aéroports, et les panneaux à l'entrée indiquent clairement en plusieurs langues que les photos sont interdites. Je vous présente donc un cliché pris à l'époque ou les détecteurs n'éxistaient pas et quand les panneaux d'entrée ne portaient que l'inscription " no flashes".
Voici donc David, vue par les yeux d'une méduse ado, en version "no flashes by medusa"

Mes autres clichés de dos sont trop sombres à scanner, il faut tirer de nouveaux positifs .... ou ai-je bien pu ranger ces négatifs depuis 1989 ?
Page wikipedia sur Michelangelo
06 avril 2007
De Moreau à Klimt à Ferrara
Quand je pense que la dernière fois que j'ai vu de près du Gustave Moreau, c'est dans son propre musée à Paris, j'avais vingts ans, et que l'émotion reste la même à chaque fois que celle ressentie devant les oeuvres monumentales qui couvrent les murs de ce petit musée. Nul ne vieillit jamais dans l'art. Mais plus sublime que tout, j'avais toujours admiré les yeux clos d'Odilon Redon, sans jamais avoir la chance de l'approcher vraiment, et aujourd'hui, je suis heureuse comme des yeux qui voient pour la première fois la lumière. Oui, de la lumière sur des yeux clos, un mirage dans un château, on pouvait s'approcher si près que la matière presque irréelle de cette oeuvre pour la première fois m'est apparue. Sur d'autres oeuvres en revanche, l'éclairage n'était pas bon, et les reflets des vernis et brillants des huiles se voyaient trop. Mais bon sang, que de beauté ! L'ensemble d'oeuvres proposé est riche, bien que sur seulement quelques sales, complet et bien choisi.
Baladez vous là
Ou allez-y pour de vrai si vous êtes à Paris.
30 décembre 2006
Le bois et l' Art Nouveau
Photos prises au musée d' Orsay lors de ma visite. Il est possible d' acquérir le livre de l' exposition à la bibliothèque du musée, je l' ai et il est superbe, un vrai régal. L' expo comporte des modèles bien différents, de petits bureaux finement marquetés à une pièce entièrement recouverte de boiseries, en passant par les verreries de l' école de Nancy, toutes les facettes de cet art sont représentées du plus simplement végétal féminin au plus torturé mystérieux.






















































